Le mardi 1er septembre

Jacqueline Lamba dans un aquarium II, 1934 (photo lineature.com)

« …vaincre les résistances qui poussent [le modèle] à prendre au moment où on le photographie une expression étrangère à sa véritable personnalité et exciter en lui le ressort intime de sa pensée » : ce que Rogi André met en mots, elle le réalise dans sa photographie avec une justesse, une profondeur qui éblouit. »
Armelle Godeluk. « Lire », 01/07/1999

Rogi André (1905-1970)

Rosa Klein naît à Budapest et y effectue ses études à l’école des Beaux-Arts. En 1925, elle se rend à Paris, et quatre ans plus tard épouse un compatriote, le photographe André Kertész.
Sous le pseudonyme de Rogi André, elle commence une carrière de photographe, spécialisée dans les portraits. Contrairement à la plupart des autres photographes, elle se rend chez ses modèles, principalement des artistes et des critiques d’art –Kandinsky, Léger, Le Corbusier, Maar, Sougez-. Après 1950, elle se lance dans la peinture. La presse loue ses portraits pour leur classicisme, excepté Sougez qui critique le retour d’une tradition qui consiste à faire poser les modèles dans leur environnement. Mais Rogi André révèle son goût du cubisme, par exemple lorsqu’elle réalise une composition géométrique grâce au jeu des ombres et des lumières sur le portrait de Maar.
L’enthousiasme des critiques et son succès public s’expriment lors des expositions fréquentes auxquelles elle participe : 1936, Exposition internationale de la photographie à Paris ; 1937, galerie d’Art et industrie ; mais aussi à New York et à Copenhague.


André Breton, sans date (photo photoarago)


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