Le mardi 17 mars

Retable n°1, groupe X, 1907 (photo Albin Dahlström)

« La découverte de l’œuvre de Hilma af Klint permit de changer la lecture de l’histoire de l’art, d’avancer l’avènement de l’art abstrait de quelques années et de le déplacer à Stockholm. Peintre de formation académique, l’artiste suédoise abandonna la peinture traditionnelle au début du XXe siècle et s’engagea, sans contact avec les avant-gardes européennes, dans une nouvelle voie de création. »
Exposition du centre culturel suédois à Paris, 2008

Hilma af Klint (1862-1944)

Hilma est issue de la noblesse suédoise ; elle étudie à l’Académie des Beaux-Arts de Stockholm, passe des vacances familiales paradisiaques sur une île qui la rend sensible à la nature. Klint rejoint le « Groupe des Cinq », cinq femmes férues de spiritisme et passionnées par les phénomènes paranormaux. La rencontre avec le fondateur de la Société Anthroposophique, Rudolf Steiner, est déterminante pour sa carrière.
Klint peint des paysages et des portraits dans un but commercial ; mais elle se lance aussi dans l’art abstrait qu’elle conçoit comme un message médiumnique –elle utilise la technique de la peinture automatique- ou comme le fruit qui résulte d’un état de transe. Elle n’a alors aucun contact avec les autres peintres abstraits ; elle cache ses expérimentations, convaincue que public et critiques ne sont pas prêts.
L’ensemble de son œuvre, très abondant (environ mille peintures), n’est connu du public qu’en 1985 grâce à l’exposition « The Spiritual in Art, Abstract Painting 1890-1985 » ; son talent de pionnière de l’art abstrait sera récompensé par d’autres expositions.


Le Cygne n° 1, séries 1915 (photo Albin Dahlström)


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