Le mardi 27 décembre

Table à pattes d’oiseau, sans date (photo National Museum of Women in the Arts)

« La femme est proche de la terre. On peut imaginer que le premier état fut le matriarcat [… ] Le vieux serpent-nature, lové dans l’Arbre de la Connaissance, ordonna à Eve de donner à Adam la pomme qu’elle mangea elle aussi. Le vieux serpent-nature désirait que l’homme suive la voie du développement intellectuel. Eve fut alors condamnée par l’homme et avec elle, le serpent. »
Interview, Meret Oppenheim, 1973

Meret Oppenheim (1913-1985)

De père allemand et de mère suisse, Meret naît dans un milieu cultivé et vit entourée d’artistes. Oppenheim fait des études, mais elle est surtout autodidacte. C’est en jouant qu’elle réalise ses premières œuvres qui suscitent l’intérêt de Breton, puis celui du Musée d’art moderne de New York. Elle fréquente les surréalistes qui lui ont été présentés par Giacometti et Arp, mais prend ses distances déçue par leur interprétation de son travail, réduite à la sexualité, puis trahie par l’utilisation abusive d’une œuvre. 1937-1959 : Oppenheim se retire en Suisse. Après son mariage avec Wolfgang La Roche, elle revient à Paris et reprend ses activités artistiques. Dans les années 70, elle prend la parole pour rappeler aux femmes que la liberté se conquiert.
Son œuvre comprend des tableaux et des compositions surréalistes qui mêlent divers objets et matériaux comme le célèbre "Déjeuner en fourrure" (elle recouvre de fourrure une tasse, une soucoupe et une cuillère), ou encore la "Table à pattes d’oiseau". Chaque année, la Suisse décerne à un artiste le prix « Meret Oppenheim »


Le déjeuner en fourrure, 1936 (photo InEnArt)


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